Ituri : l’intégration de CODECO, un coup dur pour la réconciliation entre communautés



L’intégration de la milice CODECO dans la Réserve Armée de Défense (RAD) constitue un aveu du régime de Kinshasa, dirigé par Félix Tshisekedi, qui reconnaît ainsi implicitement sa responsabilité intellectuelle dans la commission de crimes de génocide et de crimes contre l’humanité en Ituri.


Dans leur ultime tentative de se blanchir afin d’échapper à toute poursuite, les dirigeants de Kinshasa ont trouvé dans cette intégration le moyen idéal : effacer les traces de leurs crimes tout en se servant de la CODECO comme chair à canon face à toute éventuelle avancée de la libération de l’Ituri par l’AFC/M23.


Pour la énième fois, le régime de Kinshasa vient de cracher sur le sang et la cendre des victimes des massacres à grande échelle en Ituri, principalement issues de la communauté Hema, mais aussi des communautés Alur, Nyali, Ndo-Okebo et Mambisa les cinq communautés victimes de cette tragédie.


En réalité, la milice CODECO ne compte pas plus de 5 000 éléments actifs sur le terrain à Djugu. Le chiffre de 50 000 miliciens annoncé par le colonel Ngabu Libandi, des FARDC, chargé de la sensibilisation au sein de la RAD, est mensonger. Il inclut en réalité des ADF, FDLR et Maï-Maï (Wazalendo) qui ont fui les frappes de l’ARC au Nord-Kivu. Ces derniers ont été recrutés par le général Luboya Nkashama, gouverneur militaire de l’Ituri sous état de siège, pour semer la terreur parmi les populations civiles et les leaders locaux, dans le but de faciliter l’exploitation illicite de l’or au profit du clan Tshisekedi.


Ce qui est encore plus grave, c’est le silence assourdissant de la communauté internationale, en particulier du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et des autres organisations de défense des droits humains. Non seulement elles ne condamnent pas les agissements du régime de Kinshasa, mais elles semblent ignorer délibérément la situation dramatique que vit l’Ituri. Pire encore, certaines de ces organisations se mettent au service du pouvoir en place, rédigeant des rapports biaisés qui occultent les réalités du terrain.


Au regard de tout ce qui précède, la seule et unique alternative demeure la libération totale du pays. C’est pourquoi je plaide « Me mugisa Tibasima » pour que l’AFC/M23 avance afin de sauver les populations de Butembo, de Beni-Wicha et de l’Ituri, qui demeurent les principales victimes du régime de Kinshasa et de ses alliés.



✍️Me mugisa Tibasima Emmanuel, vice-président de la commission de la relance de la justice et représentant de T’Ituri dans L’AFC-M23



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

RDC : Le représentant de l’Ituri à l’AFC/M23 alerte sur des violences ciblées en Djugu

Ituri : attaque des positions du MAPI par les FARDC, tensions autour des opérations à Irumu et Djugu

Goma : Nathalie Kyenge, princesse du Katanga, porte la voix de la diaspora au sein de l’AFC-M23